1.460.938 Euros, montant marché attribué à FENIE BROSSETTE pour acquisition d’Engins de Terrassement, de matériels de transport et d’entretien des routes bitumées destinés à l’entretien routier. Voir PV de la Commission Centrale des marchés
Mammoet Salvage BV: 28,8 millions d'euros pour degager les epaves de bateaux de la baie de Nouadhibou
L'Union Européenne (UE) et le gouvernement mauritanien ont signé, lundi, un accord avec une société néerlandaise, chargée
de l'enlèvement de dizaines d'épaves de bateaux qui polluent la baie de
Nouadhibou (nord-ouest), pour un montant de 28,8 millions d'euros.
L'UE a annoncé qu'elle financerait entièrement ce projet qui devrait
s'étaler sur 18 mois. Il s'agit d'enlever de la baie "57 épaves gênant le plus
la circulation maritime", selon le communiqué de l'UE.
Le contrat a été attribué à la société Mammoet Salvage BV (filiale de
Mammoet Holding BV, spécialiste du transport de charges lourdes et du levage),
qui avait obtenu le contrat de démantèlement du sous-marin nucléaire russe
Koursk, ayant coulé en 2000 avec l'ensemble de son équipage.
L'entreprise devra "respecter l'équilibre environnemental du site" de
Nouadhibou "tout en permettant l'activité économique et commerciale du port"
pendant les travaux, est-il précisé dans le communiqué de l'UE.
La cérémonie de signature de l'accord s'est déroulée en présence du
ministre mauritanien des Affaires économiques et du développement, Sidi Ould
Tah, et de l'ambassadeur Hans-Georg Gerstenlauer, chef de la délégation de
l'UE en Mauritanie.
Ce projet de nettoiement de la baie de Nouadhibou avait pris plusieurs
années de retard. En 2006, la Commission européenne avait déjà annoncé que
26,2 millions d'euros allaient être débloqués pour dégager le port de
Nouhadibou des épaves qui l'encombrent.
40,5 milliards UM repartis entre CCC, SNCTPC, PIVATO pour la construction de la route Atar Tidjikja.
PROCES VERBAL N° 44/10/CCM
MINISTERE DE L’EQUIPEMENT ET DES TRANSPORTS - Examen du rapport d’évaluation des offres financières relatives aux lots 1 et 2 de la route Atar-Tidjikja. Décision : La Commission après examen et analyse du rapport d’évaluation des offres financières approuve celui-ci et autorise l’attribution du marché comme suit : · LOT 1 (chaussée 7 mètres, option 1) = GROUPEMENT CCC/CDE pour un montant HTT de 12 476 997 818 UM et un délai d’exécution de 30 mois. · LOT 2 (chaussée 7 mètres, option 1) = GROUPEMENT CCC/CDE pour un montant HTT de 10 766 535 458 UM et un délai d’exécution de 30 mois.
PROCES VERBAL N° 52/10/CCM
MINISTERE DE L’EQUIPEMENT ET DES TRANSPORTS - Examen de la lettre n° 0650/MET/SG/DIT du 08 novembre 2010, relative à la demande d’approbation des deux projets de marchés, objet des lots 3 et 4, passés respectivement avec SNCTPC et groupement PIVATO/GTM, portant sur les travaux de construction de la route Atar-Tidjikja. Décision : La Commission, après examen et analyse des projets de marchés approuve ceux-ci comme suit :
* Marché objet du lot 3 passé avec SNCTPC, pour un montant HT de 7 018 944 238,14 UM et un délai d’exécution de 30 mois.
* Marché objet du lot 4 passé avec le groupement PIVATO/GTM, pour un montant HT de 10 267 320 074 UM et un délai d’exécution de 30 mois.
STUDI International: 254.365 euros, montant marché gagné pour le suivi des travaux de construction du futur Campus Universitaire de Nouakchott. Voir PV de la Commission
1.9 millions de Dollars, montant marché attribué à TOP GROUP HONKONG pour réimpression de 74 manuels scolaires. Voir PV de la Commission Centrale des marchés
24,3 milliards UM, montant marché attribué au Groupement CCC/CDE pour les lots 1 et 2 de la route Atar-Tidjikja. Voir PV de la Commission Centrale des marchés
1 milliard UM, montant du marché attribué au Groupement KOMUNUK / ALGO pour la fourniture de licences MICROSOFT et de services. Voir PV de la Commission Centrale des marchés
301 millons UM, montant du marché attribué à Mirex pour la mise en œuvre du programme annuel Iftar Sayim 2010. Voir PV de la Commission Centrale des marchés
318 millions UM, montant du marché attribué a RABBAT CHAUFFAGE pour l’aménagement des ronds points à NKC. Voir PV de la Commission Centrale des marchés
107 millions UM, montant du marché attribué à SNGC/RA pour la construction du siège de la Direction des Projets Education et Formation. Voir PV de la Commission Centrale des marchés
SNCTPC-Chine: 1.161 milliards UM pour la réalisation des travaux de rénovation cathodique du pieux du quai et passerelle du port de Nouakchott. . Voir PV de la Commission Centrale des Marchés
KING PHARMA : 396 millions UM pour la fourniture d’un lot de moustiquaires imprégnées au profit du Programme National de Lutte Contre le Paludisme. Voir PV de la Commission Centrale des Marchés
SAGEM- SECURITE : Proposé pour gagner le marché relatif à la sécurisation des documents nationaux d’identification avec un montant de 18.4 millions euros. Voir PV de la Commission Centrale des Marchés
CSTC: 10 millions d' euros, montant d'un marché gagné pour la fourniture d'un patrouilleur a la DSPCM (Peche). Voir PV de la Commission Centrale des Marchés
ATTM : 1.3 Milliard d' ouguiya pour la construction des voiries prioritaires du secteur A de la ville de Tintane. Voir PV de la Commission Centrale des Marchés
Attribution du marché de cabotage : La poire coupée en deux !
Comme nous l'avions annoncé dans une édition précédente, le marché du cabotage des hydrocarbures a été partagé en deux entre la MTM et Mohamed Ould Kerkoub qui vient de prendre la succession de Total pour la distribution du gaz butane. Après avoir été longtemps un quasi monopole pour la MTM ce marché vient donc de voir l'introduction d'un nouvel acteur venu jouer dans la cours des « grand ».
Cependant là où il y a anguille sous roche c'est que le prix qui sera pratiqué est de 16,85 dollar la tonne pour un trajet Nouadhibou – Nouakchott lors que la tonne est transport »e de Lavera en Italie à Nouadhibou pour à peine 1à dollars la tonne. Et c'est bien sûr le consommateur qui paiera parce que le transport est une composante importante de la structure des prix. Mais le pire est que ce cabotage sera réalisé par des monocoques alors que la registration internationale recommande des coques doublées surtout si le produit doit traverser des zones sensibles comme le parc National du Banc d'Arguin.
On sait que pour cause d'infrastructures de stockage insuffisantes à Nouakchott, le carburant est acheminé par tankers vers les cuves de la SOMIR (Société mauritanienne des industries du raffinage) à Nouadhibou d'où, ils sont transportés par petites quantités grâce à des caboteurs vers les dépôts de la MEPP (Mauritanienne d'entreposage des produits pétroliers) à Nouakchott. Il faut remarquer que pour le moment, Fal Oil (fournisseur des carburants) assure elle-même ce transport dans des conditions plutôt satisfaisantes. Le pays n'a pas eu à déplorer des ruptures d'approvisionnement et l'on se demande même quelle raison à poussé les autorités à lancer un appel d'offre pour le cabotage alors que le fournisseur pourrait aisément s'en occuper ou chercher lui même un sous traitant.
Autre problème soulevé par ce partage de marché, la responsabilité des transporteurs s'en trouvera diluée et à moins d'avoir à chaque fois des ruptures de stock on ne pourra vider les cuves de Nouakchott qui peuvent contenir 7000 tonnes de produits, on ne peut attendre la décantation complète pour remettre du produit donc aucune responsabilité ne pourra être engagée sur une éventuelle détérioration résultant du transport. BC quotidien-nouakchott.com
Avenues Gamal A. Nasser et Kennedy: Lancement des activités de réhabilitation d’un coût de 2.257.620.715 UM
Le premier ministre, Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, a supervisé mercredi soir le lancement de la réhabilitation des avenues Kennedy et Gamal Abdel Nasser à Nouakchott.
A cette occasion, le premier ministre a écouté des explications sur le projet fournies par les experts des bâtiments au ministère de l'équipement et des transports.
La réhabilitation de ces deux avenues s'inscrit dans le cadre de l'intérêt porté par les hautes autorités du pays à la préparation de la ville de Nouakchott en perspective de la commémoration du 50ème anniversaire de l'indépendance nationale.
A cet effet, 2 kilomètres seront réhabilités sue l'avenue Kennedy à partir du Cinéma El Veth jusqu'à la Pâtisserie des Princes, avec une largeur de 18 mètres et deux voies. Chaque voie comporte 3 couloirs permettant chacun le passage d'un véhicule. Quant à l'avenue Gamal Abdel nasser, elle sera réhabilitée à partir de l'Aéroport de Nouakchott jusqu'au carrefour à l'ouest du Centre hospitalier national, avec une largeur de 18 mètres et deux voies dont chacune comporte 3 couloirs. En plus de cela, la route reliant le Centre hospitalier national et le carrefour en face du bâtiment du ministère du pétrole et de l'énergie fera l'objet d'une extension.
Le coût de ces travaux se monte à 2.257.620.715 ouguiyas et fait partie du financement du projet global qui se chiffre à plus de 10 milliards d’ouguiyas.
Prenant la parole à cette occasion, le ministre de l'habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire, par intérim ministre l'équipement et des transports, M. Ismail Ould Boude Ould Cheikh Sidiya, a expliqué l'importance des infrastructures, et surtout des routes, dans le développement économique et social. Il a souligné l'intérêt qu'accorde le président de la république Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz au développement de la ville de Nouakchott.
Le ministre a énuméré certains des avantages de cette réhabilitation, notamment le nouveau look qu'elle donnera à notre capitale et la fluidité de la circulation des véhicules dans tous les sens. Il a cité d'autres réalisations comme le parachèvement de la construction de plus de 60 kilomètres sur un total de 96 kilomètres de routes urbaines à Nouakchott dans le cadre du projet de réhabilitation de la ville pour un coût de 8 milliards d'ouguiyas, en plus d'autres installations en cours d'exécution à l'intérieur du pays.
Le coup d'envoi des travaux a été donné en présence du ministre de l'intérieur et de la décentralisation, de celui de l'hydraulique et de l'assainissement, du wali et du président de la Communauté urbaine de Nouakchott. www.ani.mr
72 millions d’euros pour le volet génie civil du port minéralier de la SNIM attribué à la société chinoise SINOHYDRO
Irrespect des termes du DAO dans l’adjudication du marché de génie civil à une société chinoise pour un montant de plus de 72 millions d’euros, sans aucune expérience dans le domaine portuaire, prise de gros risques techniques, la pose de la première pierre de la construction du nouveau port minéralier de la SNIM a des relents de scandale économique. Les pratiques douteuses de clientélisme achèvent de donner à cette adjudication une forte teneur en suspicions en ces temps de lutte contre la prévarication.
Le 18 avril dernier, le Premier ministre, Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf procédait à Nouadhibou à la pose de la première pierre du nouveau port minéralier de la SNIM. Coût global annoncé:184 millions de dollars américains. Mais après les artifices de cette fête foraine, place à la gueule de bois. L’origine de cette suspicion est l’opacité et le peu d’orthodoxie qui ont entouré l’attribution du premier lot, dit marché de génie civil (voir fac-similé de l’avis d’appel d’offres). Le marché a été adjugé –une première dans l’histoire de la SNIM- à une société chinoise, SINOHYDRO.
En dépit de moult tentatives auprès de la SNIM pour trouver des explications, celle-ci est restée muette sur le sujet, aiguisant davantage la curiosité. Mais ce que l’entreprise tient pour «secret» n’est finalement, dans ses coulisses, qu’un secret de polichinelle. Et ce ne serait assurément pas pour les beaux yeux des chinois (!) que le marché leur a été assuré.
Déficit de transparence d’une transaction sulfureuse
A la SNIM, on ne veut rien savoir des «supputations » d’un journaliste, pourvu que le Premier ministre donne le coup d’envoi à la construction du gigantesque projet du nouveau port minéralier. On y voit probablement la matérialisation et le début d’exécution d’un gros marché comme la SNIM a l’habitude d’en sceller. De bout en bout, le montage de cette affaire laisse pourtant des traces indélébiles d’une adjudication préméditée. En effet, tout semble commencer le 22 Janvier 2010, date à laquelle le Président du conseil d’administration (PCA) de la SNIM, Mohamed Khaled Ould Sidiya, est limogé. Il est remplacé par Mohamed Chérif, admis à faire valoir ses droits à la retraite et proche parent de l’Administrateur directeur général de la SNIM. A la surprise générale, compte-tenu de la probité notoire de l’ex-PCA, aucune explication n’est donnée à cet événement qui l’emportait. Son tort, c’est d’avoir opposé une résistance à nouer ce marché.
Non respect des conditions du DAO
Beaucoup d’anomalies ont émaillé l’adjudication au profit de la société chinoise, détentrice du premier lot (génie civil). Au premier chef, l’irrespect de l’avale de garantie. Suite à une réunion tenue le 30 avril 2009, la SNIM avait pourtant signifié aux soumissionnaires éventuels, à l’issue de la visite des lieux, donc avant l’ouverture des offres, que l’Appel d’offres étant international il était exigé que la garantie de soumission soit émise par une banque de premier ordre. La SNIM a pourtant bien constaté qu’à l’ouverture des offres la garantie de SINOHYDRO ne remplissait pas cette exigence. Ce qui n’empêchera son offre technique d’être évaluée. Par la suite, il a été constaté que sur le plan de l’évaluation de l’expérience en matière de construction d’ouvrages similaires, l’entreprise SINOHYDRO soumissionnaire devait également prouver qu’elle avait construit au moins deux ouvrages similaires au cours des 15 dernières années pour une valeur supérieure ou égale à 40 millions d’euros chacun, comme stipulé dans le DAO (Sections 4 et 2 du volume I). Les exigences de ce cahier de charges seront royalement ignorées. De telles contraintes techniques étaient tout simplement insurmontables pour l’entreprise chinoise SINOHYDRO, non spécialisée et qui ne pouvait donc les satisfaire.
De plus, il est stipulé dans le même DAO, l’obligation pour tout soumissionnaire d’exécuter 70% de l’ouvrage sur ses propres moyens. Il est évident que SINOHYDRO ne disposant donc pas des équipements pour la solution variante demandée dans l’Appels d’Offres ne pouvait en toute logique satisfaire cette autre contrainte.
A ce stade des offres techniques, il parait clair que la sélection opérée s’est faite d’abord au détriment de l’intérêt national et ensuite au désavantage de la partie espagnole concurrente en repêchant la société chinoise pour passer le cap technique et pour par la suite lui attribuer le marché avec tous les risques imaginables. A la SNIM, on met au devant une différence des prix pourtant faible (5% environ) tout en faisant fi de la supériorité des offres espagnoles de base et leurs variantes, en plus de la qualité des services incomparables et du délai de livraison plus court de 5 mois que proposaient la société espagnole. Ce dernier aspect, seul, aurait dû convaincre en termes d’exploitation minière. Cinq mois de moins représentent, en effet, 5 millions de tonnes de fer eu égard aux objectifs de 12 millions de tonnes/an affichés par la SNIM elle-même. On se demande finalement si ce ne fut finalement pas un marché de dupes. De plus, l’offre des espagnols comprenait un dragage du site qui aurait permis l’accostage simultané de deux navires. Ce qui aurait permis d’éviter de pénaliser l’exploitation en cas de travaux de maintenance.
De source officieuse, on lie d’ailleurs le limogeage de l’ancien Président du conseil d’administration, Mohamed Khaled Ould Sidiya, justement au choix porté sur la société SINOHYDRO.
Ce qui pose la question de savoir quels seraient les bras assez longs qui se cacheraient derrière la société chinoise SINOHYDRO pour s’arroger dans de telles conditions ce marché? Et qui tirerait profit des commissions? Pour l’heure, tout ce que l’on sait c’est que le représentant de la société chinoise est notoirement connu dans les milieux du courtage pour avoir la priorité des faveurs des décideurs en charge des marchés de la SNIM. Il aurait eu, pour la circonstance et compte-tenu des changements opérés à la SNIM, l’intelligence de nouer de nouvelles alliances « agissantes » pour lui permettre d’arriver à ses objectifs au mépris des avis techniques qui n’étaient pas de toute façon les bienvenus et qui doivent demeurer étouffés.
Pour précipiter le fait accompli, la SNIM aurait déjà mobilisé l’intégralité de l’enveloppe du marché confié à SINOHYDRO pour la bagatelle somme de 26 milliards trois cents millions d’ouguiyas contrairement à la formule annoncée par le ministre de l’Energie et des mines qui parlait d’une prise en charge de l’ordre de 43% seulement.
Il est à préciser que l’ensemble des études relatives à ce projet sont confiées depuis 1999 à un bureau d’études français BCEOM qui a une grande responsabilité dans toutes les précédentes phases infructueuses du projet. Une vache à lait dont il ne pourrait se priver et cela est d’autant plus facile pour lui qu’il bénéficiait, à chaque fois, de la bénédiction du maître d’œuvre de l’ouvrage, en l’occurrence la SNIM elle-même.
Face à ce casse-tête chinois, les mauritaniens ne sont-ils pas en droit de se demander pourquoi la SNIM, qui se veut un modèle de bonne gouvernance et un réservoir de compétences, n’a pas daigné analyser les prix de deux soumissionnaires du même environnement, dont les structures des prix sont supposées être voisines. Pourtant, la différence sur la même option choisie qui est de 20 millions d’Euros à peu près est énorme entre les deux entreprises chinoises SNCTPC et SINOHYDRO, soit environ 30%. Il faut en tirer les conclusions qui s’imposent. Soit SINOHYDRO, retenue par la SNIM (après une ristourne insignifiante de 200.000 euros à la demande de la SNIM) pour un marché de 72.7 millions d’euros, qui méconnait l’environnement mauritanien et qui n’a pas d’expérience particulière en matière de construction portuaire, a cassé les prix. Dans ce cas, cela ne peut se faire qu’au détriment de la qualité et de la valeur de l’ouvrage. Ce qui laisse supposer que ceux qui l’ont choisi veulent hypothéquer l’avenir de la SNIM par incompétence ou par complicité intéressée. Ils auront sur la conscience (s’ils en ont?) cette tare. D’ailleurs le fait que les entreprises chinoises n’aient jamais pu jusqu’ici intégré le marché de la SNIM n’est pas fortuit. Pour la simple raison que cette dernière a toujours eu au moins le souci d’être aux normes de qualités requises (Iso 9001, 9002…).
Soit enfin la SINOHYDRO a proposé le prix réel pour cet ouvrage, et dans cette autre alternative, la SNTPC, beaucoup plus expérimentée et techniquement plus outillées, qui a proposé pour la même option une offre de 20 millions d’euros plus cher, aurait tout simplement arnaqué l’État mauritanien sur le port de Nouakchott, construit avec 288 millions Usd et 2% d’intérêt pour le prêt consenti par l’État chinois. Selon toute vraisemblance, la SNTPC aurait beaucoup de difficultés à pouvoir honorer dans les délais impartis (36 mois) la construction de ce port.
De toute façon, il y a, quelque part, anguille sous roche étant donné que les prix des deux projets (Nouakchott et Nouadhibou) ont été établis à la même époque. Alors wait and see JD www.quotidien-nouakchott.com
Un avenant 2,2 Milliards d'Ouguiyas pour la rehabiltation et amenagement des Avenues, G. Abdel Nasser et Kennedy
La Commission, après examen et analyse de l’avenant approuve celui-ci pour un montant TTC de pour un montant TTC de 2 257 620 715 UM et un délai d’exécution de 10 mois. PV de la Commission Centrale des Marchés
Cabotage des hydrocarbures : Encore un marché controversé
Rien n'y fait. On serait presque tenté de croire à une sorte de malédiction qui donne à chaque marché public son lot de contestations sur fond de pratiques douteuses. C'est en tout cas ce que l'on serait en droit de penser en voyant le traitement réservé par la Commission Nationale des Hydrocarbures au marché de cabotage des hydrocarbures.
On sait que pour un défaut d'infrastructures de stockage suffisantes à Nouakchott, le carburant est acheminé par gros porteurs vers les cuves de la SOMIR (Société mauritanienne des industries du raffinage) à Nouadhibou d'où, dans une seconde phase, ils sont transportés par petites quantités vers les dépôts de la MEPP (Mauritanienne d'entreposage des produits pétroliers) à Nouakchott.
Mais ce transport a toujours été de la responsabilité de l'adjudicataire du marché d'approvisionnement du pays. On sait que ce marché vient d'être remporté pour la deuxième fois consécutive par la société émiratie, Fal Oil qui, il faut le souligner, a exécuté le contrat précédent dans des conditions plutôt satisfaisantes. Le pays n'a pas eu à déplorer des ruptures d'approvisionnement, ni une livraison de produit de qualité inférieure aux normes standards et ce malgré les retards constatés dans l'obtention des lettres de crédit.
Alors les professionnels du secteur ont été étonnés de constater que la semaine dernière, et plus précisément le Mardi, la Commission nationale des Hydrocarbures a lancé un appel d'offrez international pour le cabotage entre Nouadhibou et Nouakchott ? Rien que le délai de dépôt des offres (quatre jours plus tard) peut prêter à suspicion.
Cette suspicion pourrait se transformer en accusation quand on sait que ce marché n'est même pas dans les compétences de la CNH , celle-ci devant tout au plus, superviser la procédure d'appel d'offre que devrait lancer Fal Oil. Normalement le partenaire peut, soit transporter dans ses propres bateaux soit passer un contrat avec un transporteur battant pavillon mauritanien. Mais en tout état de cause cette opération demeure sous la responsabilité du fournisseur même si c'est sous la supervision de la CNH.
Mais tout ça n'est que broutilles face à l'additif ajouté après le PV du cahier de charge. En vertu de cette nouvelle clause, la CNH peut, si le concurrent arrivé en seconde position, accepter les conditions du premier, partager le marché entre les deux. Ce qui évidemment pose un premier problème de responsabilité des transporteurs. Sachant que les cuves de Nouakchott ne peuvent contenir que 7000 tonnes de produits, il faudrait attendre la décantation complète pour remettre du produit sinon aucune responsabilité ne pourra être engagée sur une éventuelle détérioration résultant du transport.
Toujours est il que comme par hasard seules deux sociétés ont déposé des offres auprès de la CNH et après dépouillement, il s'est avéré que l'une d'elle répond parfaitement aux spécifications techniques alors que la seconde ne réponds visiblement à aucune norme technique. Alors au lieu d'adjuger même provisoirement le marché, la CNH transmet les deux dossiers comme une patate chaude au ministre de l'Energie. Et quelle que soit la décision de ce dernier, on peut dire que les procédures normales et la bonne pratique en matière d'attribution de marchés publics ont été une fois encore foulées aux pieds. MSS /Le quotidien de Nouakchott
Marchés publics de l’Etat : recrudescence des coups tordus !
Lancement d’appels d’Offres sans respect des règles d’usage, des commissions d’évaluation peu compétentes mises en place pour évaluer des soumissions – font tout sauf la mission qui leur est assignée- des marchés gré-à-gré qui ont repris du poil de la bête. Décidemment la bonne gouvernance économique et financière ne semble pas pour demain.
Derrière ces entorses se cache la corruption. Or ce phénomène grave qui sape les fondements de l’économie nationale ne date pas d’aujourd’hui. Il a cours depuis l’accession du pays à la souveraineté nationale par l’octroi de prébendes à une clientèle politique. Les récompenses dépendaient des fidélités politiques, pour être nommés au sein d’un gouvernement ou à des postes clefs de l’économie. Sans doute des privilèges qui donnaient aux heureux élus, accès aux ressources publiques pour en faire ce qu’ils voulaient.
Aujourd’hui, la pratique n’est pas sans conséquence pour le pays. Un quart de siècle de gabegie et de détournement de deniers publics, sont ancré dans des mœurs qui mettent à mal le développement du pays. Les indicateurs sociaux dénoncent des progrès insuffisants. L’indice de développement humain du PNUD n’est que de 0.55, et la Mauritanie est classée au 137è rang sur 177 pays. Tout ceci, parce que la corruption a atteint des proportions graves au point qu’elle soit devenue un frein à la bonne gestion des ressources financières, humaines et matérielles et à la bonne gouvernance.
Il suffit de voir comment certains appels d’Offres sont traités en ce moment pour comprendre les enjeux. Le marché d’Appel d’Offres du ministère de l’intérieur et de la Décentralisation pour sécuriser les documents nationaux d’identification continue de faire grincer des dents. Une dizaine d’entreprises étrangères ont soumissionné dont notamment les deux entreprises françaises Gemalto et Sagem, la chinoise ZTE, les pakistanais et six autres entreprises étrangères.
L’offre de Gemalto oscillerait entre 17 et 18 millions d’euros, Sagem entre 13 et 14,5 millions d’euros et la chinoise ZTE entre 9 et 10 millions d’euros hors taxe. Une commission ad hoc a été créée par la primature avec pour mission : « une assistance technique aux structures du projet de fiabilisation et de sécurisation des documents nationaux d’identification ; d’élaboration du projet ; de préparation technique et matérielle des activités liées au projet ; de suivi de l’exécution des actions du projet ; de fournir l’assistance technique et l’expertise nécessaire à la Commission Centrale des Marchés dans le cadre de l’évaluation du projet de fiabilisation ; de contribuer à la planification de la communication du projet ». Clair comme l’eau de roche !
Dans la pratique, au regard des expériences passées en la matière, les connaisseurs du domaine, estiment que la mise en place de ce type de commission sent le coup fourré. De sorte qu’il est attendu qu’elle torde le cou aux règles pour favoriser la soumission la plus chère au détriment de la moins disante ou vice versa. C’est selon, dit-on. Le marché d’appel d’offre de la Somelec pour la centrale électrique de 30 mégawatt, un jeu pas clair est signalé sur la manipulation de l’offre. Tout récemment, le PDG de Ciprochimie s’insurgeait dans les colonnes du Quotidien de Nouakchott contre les pratiques de la commission d’évaluation du ministère du développement rural.
Dénonçant les attributions de marchés à la pelle à des sociétés cartables, les attitudes et comportements négatifs à l’encontre de sa société etc..
Force est de reconnaître la difficulté de détecter une corruption dans ce genre d’affaires. Elle est caméléonesque. Elle peut prendre diverses formes, non seulement au niveau de l’identification et de la conception des projets, mais aussi au niveau de la publicité, la pré qualification, la préparation et la soumission des offres ; l’évaluation des offres, l’attribution des contrats ; l’exécution, l’administration et le suivi des dits contrats. Pourtant Ould Abdel Aziz n’a cessé de clamer haut et fort sa volonté ferme de combattre la corruption. Mais les faits auxquels on assiste en ce moment contredisent cette volonté. Moussa Diop Source: www.quotidien-nouakchott.com
Groupement SOCDA/GTM: 1.680.407.309 UM pour la Construction de la présidence de l’université, de la bibliothèque universitaire centrale et du centre d’enseignement à distance du futur campus universitaire de Nouakchott. PV de la Commission Centrale des Marchés
Groupement NIZAR ALANJAR /CG/ESABR/BECI : 424.400 dollars US pour suivi des travaux d’extension de la faculté des Sciences et Techniques
Examen du rapport d’évaluation des offres financières relatives au suivi des travaux d’extension de la faculté des Sciences et Techniques des offres financières et autorise l’attribution du marché du groupement NIZAR ALANJAR /CG/ESABR/BECI pour un montant de total HT de 424.400 dollars US. PV de la Commission Centrale des Marchés
EGIS/BCEOM: 1.700.000 EUROS TTC pour les Travaux d’extension du Port Autonome de Nouakchott dit Port de l’Amitié. PV de la Commission Centrale des Marchés |